"Un être vous manque, et tout est dépeuplé." Lamartine, il me semble.


Tu connais le vide ? Tu connais le désespoir qui te pousse à écrire un article sur ton blog que tu avais mis en retraite à durée indéterminée ? Pourtant t'es le premier à te foutre de la gueule de ceux qui racontent leur vie sur le net. Mais bon ça dépend, lis si ça te fait plaisir, j'ai plus de papier ni de stylo, ils sont pris en otage par l'ennemi du secret, j'suis obligée d'écrire ici, lieu public. A coeur ouvert, on dit.

T'as déjà espéré ? Est-ce que t'es en train d'espérer ? Bah fais gaffe ça peut détruire. L'espoir, c'est pire que la roulette russe, parce-que toutes les balles sont chargées. Quitte ou double. Mais on s'en sort bien, Dieu merci, on a le concept du destin. Ca peut sauver, moi je dis...faut pas le prendre à la légère...
Y'a aussi l'idéalisme. Un vrai batard celui-là, c'est le moteur même de l'espoir. Il pointe le bout de son nez, puis le corps entier, te fait croire que t'as pas rêvé, qu'il a bien existé. Ensuite, il te laisse tout seul avec son image, sa notion, son concept, tout ce qui est impalpable quoi. Par contre lui, il a filé en vrai. C'est comme les enfoirés qui te font des promesses d'amour, toi t'y crois dur comme fer, tu vois ta vie avec lui et rien d'autre, il te fait un gosse et il se casse. L'idéalisme t'as mis en cloque de l'espoir. Soit tu le gardes, soit tu avortes, soit tu le renies plus tard.
Trop tard. J'ai envie de prendre la troisième solution. Arrêter d'espérer, arrêter d'attendre. Si tu savais comme j'ai envie d'avoir un coeur de pierre, tu sais, les gens qui ne donnent aucune importance aux sentiments. Tu peux crever devant eux, ils ne bougeront même pas et diront "mahliche". Tu peux tenter de leur briser le coeur, c'est toi qui aura mal. Vide, je veux partir. Etre anonyme. Oublier et me faire oublier. L'espoir me laissera tranquille.
Tu t'es déjà senti au bord du gouffre ? Parce-que tu étais tellement sûr de toi que, lors des illusions de cet idéalisme, tu étais tellement heureuse que tu criais au monde entier ce qu'il t'arrivait, et ce qui allait arriver "inchAllah". ILLUSION. ILLUSION. Illusion...j'ai rien compris à l'amour qu'on devait porter lors de cette vie passagère.

Tu comprends ?


Aussi, ya Oukhty, ya Akhi, sache que je voulais écrire un looong article plein de haine avec des mots qui font peur, histoire de se soulager, mais en fait ça ne sert à rien et c'est pas trop bénéfique. Sur ce, je vais terminer par faire un rappel. En fait, le rappel tu vas le faire toi-même. Sujet : l'amour, le couple, le mariage, la famille en Islam. Le pourquoi du comment. Tout. Et fais attention à toi surtout.


# Posté le samedi 08 novembre 2008 17:29
Modifié le dimanche 09 novembre 2008 15:07

A titre d'information.

Vous savez où me joindre.
# Posté le dimanche 08 juin 2008 09:26
Modifié le vendredi 01 août 2008 11:38

Ah ouais...

Ah ouais...
Et puis j'fais quoi moi, maintenant ?
# Posté le vendredi 07 mars 2008 13:45

Je saisis un titre d'article ici !

Je saisis un titre d'article ici !
A l'ancienne.



Une petite conne qui, à 2h42 du mat', veut écrire un article au lieu de réviser son prochain bac blanc. Un grand bordel d'article, qui tente de retranscrire le grand bordel de sa tête.

J'suis venue pisser le sang, à défaut de faire une hémorragie interne. La couleur est foncée, un mélange d'une vie rose, d'un passage noir, des pensées sombres, d'une foi blanche, et d'un espoir gris. Pas noir mais gris...Un coeur teinté d'amertume mais malgré tout, je m'en sers avec amour, un amour sur fond de haine et chaque jour que Dieu fait, je comprends encore plus le sens du crime passionnel, c'est un amour tellement profond qu'il peut très vite amener une overdose, qui elle me rend ingrate, indifférente, haineuse et au final, elle me tue à petit feu. Une mort lente et profonde qui me fait vivre. Ailem, sizi seviyorum.
En tentant de mettre ça de côté, j'essaye de me pencher sur autre chose, mais les autres choses me dégoûtent. Sachant que les cours sont une option de sauvetage, je tente de garder le bon de ce que l'éducation nationale m'offre, mais ses cadeaux me font rager, j'adhère pas à leurs idées alors j'essaye de rattraper quelques camarades qui se laissent couler au gré du système-modèle, en vain car je ne suis qu'une victime qui en fait trop. A un moment de ma courte vie, une phrase me marqua : le silence est synonyme d'acceptation. Plus les jours passent, plus je me rends compte que cette phrase est gravement authentique, et j'observe mon entourage qui, sans le savoir, me plante un couteau dans le coeur car avec leur silence, leur silence palpable au plus haut point qu'il en devient bruyant, ils consentent à défoncer la plaie que je veux soigner. Je me sens seule.
Lundi la rentrée. Grosses retrouvailles avec la jeunesse d'aujourd'hui, qui n'a d'autre préoccupation que de savoir si elle possède le dernier slim qui moule même là où il faut pas, et qui se détend avant d'aller en cours avec des mouvements très significatifs. Cette jeunesse contient tout ce qui me rend nostalgique car en la voyant, habillée comme une kahba, je me retourne plus facilement vers le passé, là se trouve ce que je définis comme ma jeunesse, une jeunesse insouciante et naïve. Quand on jouait dans le quartier du matin au soir, habillé comme des clochards, on sortait en pyjama, caleçon, collant, t-shirt waïkiki et grosses baskets Atemi, la hnouna au nez, on s'en foutait, tu te souviens ? On était conscient de nos problèmes mais ils étaient invisibles à nos yeux car "ça va passer quand je serai graaand", et gagner des billes était plus important, tu te souviens ? Tentatives de recopier les chorégraphies de hip-hop sur du Shaggy, Yannick et Arsenik, avant de se mettre au garde-à-vous devant les Minikeums, tu te souviens ? Et petit à petit, une introduction et une plus grande compréhension du rap français, avec ça, un éclairage sur la vie en général et tout ce que cela entraîne. Au collège, on se met à taguer "Sniper" et "Nique lepen". Ma jeunesse. Sans prétention. Je ne veux pas que plus tard, on associe ma génération à la génération tecktonik, alors je me suis mise en retraite anticipée de la jeunesse.
Un putain de virage avec la banalisation d'internet, ce bonheur maléfique qui s'est installé chez moi. Là, je comprends ce que veut dire "en quête d'identité", je parcours les blogs attentivement, c'est le début, je perçois une autre jeunesse. A force de "lache tes coms", je visite ces grands tajines incassables, où mijote du nationalisme, de l'extrêmisme, de la haine et de l'égocentrisme. Et là, une révélation et une remise en question. Non, je ne suis pas comme eux, pourquoi pensent-ils ainsi ? Je ne suis pas comme eux, apparemment je sors du lot, je suis bizarre quand même, pourquoi je ne réagis pas comme eux ? Je ne suis pas comme eux. Je me sens seule. Un moment de silence, un moment de consentement...non vraiment, je n'arrive pas à adhérer, encore moins à les comprendre. Une plus grande prise de conscience, puisque c'est comme ça, je dois laisser de côté mes racines et me concentrer sur la poussée d'une jolie plante, arrosée au rap français et l'Islam comme air aspiré. Mais les racines, délaissées, amènent à pourrir la plante. Je me dois de faire des concessions, aujourd'hui je suis armée et moins apeurée, alors j'assume, j'ai la même mère que toi, mais je ne te ressemble pas du tout mon frère, et tant que tu ne changes pas, je te renierai. C'est tout.
T'as pas compris ? C'est normal, t'as peu de chance d'être concerné j'avoue...laisse tomber.


Mélancoliquement vôtre, Sibel
# Posté le samedi 05 janvier 2008 22:23
Modifié le dimanche 06 janvier 2008 10:18

Filistin, aşkım benim...

Filistin, aşkım benim...

Haklı, dimi ?




: )


<3
# Posté le jeudi 29 novembre 2007 16:40
Modifié le vendredi 07 mars 2008 13:56